04.11.2007

La nuit

La nuit...aussi était magique. Comme bien des enfants j'avais un peu peur du noir quand j'étais chez mes parents , mais chez mes grands-parents , pas du tout. Il y avait à cela deux raisons . La première , c'était la pendule , qui me tenait compagnie, en égrenant les heures ( deux fois ), et les demies heures .Aujourd'hui encore , pendant que je vous écrit , elle est là près de moi, et son balancement suit encore mes jours et mes nuits. Ce qui est amusant, c'est que ma grand-mère disait toujours qu'elle se réveillait la nuit si la pendule s'arrêtait, et je me surprends à ressentir la même chose. Ensuite il y avait les vaches , ou plutôt les cloches des vaches , qui , balançant à leurs cous, rythmant leurs pas quand elles broutaient ,faisaient un concert léger , changeant et joyeux .Je les connaissait toutes , chacune ayant un son particulier, je m'amusais à les reconnaître avant de sombrer dans un sommeil profond et réparateur .

30.10.2007

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Un autre bon moment : la traite.
4 h du matin , 4 h l'après midi .Je ne participais pas , bien sûr vu mon âge à la traite du matin mais pour rien au monde je n'aurais manqué celle du soir. L'étable était à cent mètres environ de la maison, la côte montait fort mais mes jeunes jambes s'en souciaient peu .Mon grand père lui trouvait la chose sans doute un peu différente , il avait donc trouvé un jeu destiné à ralentir ma course. Il avait en main un bâton de noisetier et le jetait en l'air aussi haut que possible comme il l'aurait fait avec un jeune chiot un peu trop fougueux. J'adorais ça et il me semblait qu'il était capable de l'envoyer jusqu'au ciel !!
Dès qu'il commençait à traire c'était magique . Les seuls bruits étaient le ruminement des bêtes et le lait . Le lait qui giclait régulièrement dans le seau , bien calé entre ses genoux. "Tu as ta bouteille" disait-il? . Bien sûr que je l'avais . Une de ces anciennes bouteille de sirop , de section rectangulaire , qui avait dû soigner quelques rhumes .Avec application il la remplissait de bon lait tiède et je dégustais .

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Dans la chanson de Yves Montand (à bicyclette) ces paroles réveillent en moi des moments très forts, car je nous revois, gamins hirsutes et bruyants, traversant en riant les champs près a être fanés et soulevant du même coup des milliers d'insectes de papillons et de sauterelles. Moi qui ai tant de mal à me rappeler ce que j'ai fait hier, je revois avec une précision étonnante tous ces petits animaux virevoltants autour de nous . Tout est intact . La couleur des papillons: orange, blanc et noir et puis des tout petits bleu presque transparents. Tout est là.
Ensuite, quand l'herbe était coupée, cette odeur elle aussi est toujours là. Quel dommage que je sois si peu douée pour le dessin
( j'essaie pourtant!), car ces souvenirs merveilleux je ne peux les partager tout à fait sans image.
Les foins étaient d'ailleurs un moment important. De leur réussite dépendait l'alimentation du bétail pendant l'hiver. A cette (belle) époque les bovins ne mangeaient que de l'herbe et du foin!!.

29.10.2007

Souvenirs

Il était une fois....

C'est ainsi que commence toujours les belles histoires de notre enfance .Mon histoire à moi , elle a débutée quand mes parents un beau jour de Juillet m'ont déposée sur la vielle table en bois , chez mes grands-parents. Mon Père(ce héros...) a dit "voilà notre petit bouchon". Mes grands parents se sont approchés , j'ai souris, c'était foutu pour eux!!!!!.Depuis ce temps au combien lointain , mes plus grands bonheurs sont passés par ce petit pays perdu au fin fond du Cantal. Aujourd'hui encore c'est toujours avec une émotion quasi incontrôlable que je retourne là-bas.
J'ai envie au fils des jours de vous raconter tout ça.
Situons le décor tout d'abord. Une petite ferme avec quatre vaches , des poules , des lapins, deux ou trois cochons et bien sûr un chien, et puis les copains des fermes aux alentours.Le bonheur absolu.Petite fille de la ville , je ne vivais du plus lointain qu'il m'en souvienne , que pour ces quelques trop rapides vacances en Juillet